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Claude de Chivré
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Horoscopes : le conflit intérieur...

Que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur de la communauté astrologique, les horoscopes sont critiqués et critiquables, mais continuent de paraître un peu partout ! La contradiction est manifeste, c’est pourtant un fait bien réel. Le plaisir amusé (sinon l’intérêt), que prennent les personnes à écouter ou lire les prédictions qui les concernent est une raison marketing suffisante pour expliquer cette pérennité, voire justifier leur droit à exister (la liberté d’expression et la tolérance en sont d’autres), mais en même temps, on peut se demander si la mobilisation est suffisamment forte pour empêcher les horoscopes de nuire à l’astrologie… N’y a-t-il pas des raisons moins officielles pour lesquelles la mobilisation n’arrive pas à se faire ? Les rationalistes ont bien essayé de les empêcher, mais leur impact n’est manifestement pas assez important, ou plus exactement, le sujet n’a pas paru assez grave pour qu’on les écoute. Sur d’autres sujets ils sont mieux entendus. De même, certains astrologues ont tenté avec le même insuccès de protester contre la parution des horoscopes, mais pour faire écho, la valeur du sujet et de la personne ne doivent-ils pas déjà être reconnus ?

Au passage, il est terrible de constater que même à propos d’astrologie l’astrologue n’est pas nécessairement considéré comme crédible. Il est vrai que dans le même temps d’autres astrologues défendent la position opposée par la seule présence quotidienne de leurs horoscopes… Mais il n’empêche que jamais je crois, la communauté astrologique ne s’est vraiment insurgée contre ces derniers. Si tel avait été le cas, et de manière répétée, l’omniprésence des horoscopes aurait peut-être été bousculée quelque peu. Mais non, la communauté elle-même ne semble pas arriver à se mobiliser, au point de se demander finalement si contrairement aux déclarations officielles il y a vraiment la volonté de la part d’une certaine « astrologie de qualité » de mettre fin à l’existence d’horoscopes qui sont sensés lui nuire tant…

En effet, la « communauté astrologique » n’est pas très étendue, et il suffit de considérer humainement les enjeux du débat pour voir que celui qui publie tel horoscope est une personne que nous connaissons personnellement ou à travers une association, une fédération, etc, dont nous apprécions tout simplement les idées, ou qui connaît telle ou telle autre personne de notre entourage. De plus, dans son sentiment de non reconnaissance sociale, voire de solitude intellectuelle, l’astrologisant reconnaît spontanément dans l’autre astrologue, sinon un véritable frère de sang, en tout cas un être aux convictions voisines et militer contre les horoscopes revient dans un sens à attaquer cette personne qui ne nous est pas complètement étrangère. Le débat sur les horoscopes à l’intérieur de la communauté astrologique est donc nécessairement fratricide, c’est à dire très délicat à poser : il provoque toujours des critiques violentes ou des réactions violentes à des critiques qui ne le sont pas forcément. Un véritable tabou…

Car il faut reconnaître aussi que l’astrologie est sortie de son underground justement par l’intermédiaire des horoscopes. S’ils lui ont apporté le courroux de la Science et de certaines autorités, il reste quand-même que les horoscopes lui ont permis de retrouver la scène publique et de réintégrer les représentations populaires. Par leur intermédiaire, l’astrologie a pu renaître de ses cendres, en tout cas sortir de l’obscurité dans laquelle elle se terrait depuis des siècles. Grâce à eux il faut le reconnaître, l’astrologie peut garder contact quotidiennement avec le grand public, donc avec la société.

En effet, posons-nous la question dans l’autre sens : que deviendrait l’astrologie si du jour au lendemain les horoscopes cessaient de paraître ??? En quelques années que se passerait-il, sinon une plus grande marginalisation encore, voire l’oubli progressif de notre discipline, un peu comme après 1666 ?

Mais d’un autre côté, si la pratique des horoscopes a des effets bénéfiques pour l’astrologie, il n’empêche pas qu’ils sont tout de même pour le moins pervers ou indirects ! Personne ne peut nier l’impact négatif des prédictions annuelles sur notre image, les prédictions hebdomadaires et quotidiennes passant peut-être plus inaperçues, et entretenir ce genre de pratique c’est aussi pour nous, laisser croire quelque part que l’astrologie peut prévoir les mêmes événements pour un douzième de la population. Pire, vu que les horoscopes sont toujours plus nombreux et se recoupent rarement (ou alors de loin), voire même se contredisent, c’est laisser croire à tous ceux qui ne savent pas comment elle fonctionne, que l’astrologie est capable de dire chaque jour à la fois tout et son contraire, donc qu’au final elle ne peut rien prédire du tout (au moins sur le plan collectif, mais le non initié ne peut pas faire spontanément cette nuance).

A nous aussi d’y réfléchir et de nous demander comment notre discipline pourrait exister autrement que dans les cabinets ou lors de la courte journée de l’astrologie. Il me semble que s’il existait une recherche officielle, organisée, sur l’astrologie, celle-ci pourrait être dynamique et intéresser un plus grand nombre de personnes… Mais je prêche là pour ma propre paroisse, combien de fois entend-on appeler en vain aux états généraux de l’astrologie ?!!!!?

Cela obligerait aussi à une période de transition qui n’a pas encore commencé… mais qui me paraît la chose la plus bénéfique qui soit pour l’avancée constructive du débat sur les horoscopes, et plus largement, les prédictions collectives.

Serge Bret Morel.
Master en philosophie des sciences