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L'astrologie est-elle une science humaine ?
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La prévision astrologique ? Mérite-t-elle d'être revue et corrigée

La prévision correspond à un besoin fondamental de l'homme moderne : celui de gérer et d'anticiper. Cette aspiration prométhéenne constitue, du reste, une des finalités de la science contemporaine, de l'économie à la médecine en passant par la météorologie ou la séismologie. « La science mesure et calcule en vue de prévoir et d'agir » écrit Bergson.

A vrai dire, ce besoin a toujours existé et à défaut d'outil scientifique, l'astrologie a occupé pendant longtemps une place de choix dans ce domaine de la futurologie (individuelle ou collective). Et c'est probablement la raison pour laquelle elle hérite encore aujourd'hui de cette définition très restrictive : « art de prédire les évènements ».

Que faut-il penser de ce genre de définition ? Le moins que l'on puisse dire c'est que le sujet prête à vives discussions.

L'ENJEU SOCIAL

Peut-on faire des pronostics précis d’ordre évènementiel avec l’astrologie , oui ou non  ?
Historiquement, certains astrologues ne s’en sont pas privés et la littérature spécialisée abonde d’exemples mémorables ici et là. Le plus célèbre étant celui de Nostradamus avec la mort d’Henri II.
La vocation divinatoire de l’astrologie a toujours été l’objet de contestations. Au XII ème siècle Thomas d’Aquin s’inquiétait déjà de cette forme d’expression  : « Il est impossible que les corps célestes fassent directement impression sur l’intelligence et la volonté car ce serait admettre que l’intelligence ne diffère pas du sens […] Les corps célestes ne peuvent donc être directement causes des opérations du libre arbitre. Ils peuvent cependant incliner ou agir en tel ou tel sens, y disposant par leur influence »

Aujourd’hui encore certains professionnels prétendent, à l’aube du XXI ème siécle, que la prédiction évènementielle reste la fonction principale de l’astrologie. Et ils sont prêts à la défendre becs et ongles sur des réseaux de communication modernes tels que l’Internet. Sur la liste de diffusion du CEDRA, par exemple, on peut désormais savoir, par l’astrologie horaire, si la mère Michel va retrouver son chat ! .. Après tout, chacun est libre de penser ce qu’il veut. « L’ennui naquit un jour de l’uniformité ». La pensée unique a ses perversités en astrologie comme ailleurs et nous pourrions donc nous réjouir de cette diversité des conceptions si certaines d’entre elles ne condamnaient pas l’ensemble de la corporation  – par les défauts de l’amalgame - au marginalisme et à l’exclusion de l’espace social et culturel.

L’article 34 R de l’ancien code pénal stipulait : « Seront punis de l’amende prévue pour les contraventions de 3 ème classe […] les gens qui font métier de deviner et de pronostiquer … ». En 1985 ou 1986 l’un de nos confrères de St Nazaire s’est vu dresser un procès verbal par les forces de l’ordre pour exercice d’activité illicite. Récemment encore deux directions régionales du Travail et de l’Emploi ont refusé des dossiers d’exonération de charges pour des astrologues. Motif : impossible de cautionner l’activité de « devins » avec des fonds publics. En 1998, la cour de cassation a même statué sur une banale histoire de cession de clientèle en prétendant que l’exercice de l‘astrologie (sous entendu de la divination) ne pouvait être considéré comme un métier. Voilà matière à réfléchir …

FAIRE PROGRESSER L'ASTROLOGIE

Les astrologues ne doivent-ils pas apprendre à conjuguer tradition et modernité en renonçant quelque peu à la prétention divinatoire de leur discipline. Du temps de Ptolémée, la formule suivante s’inscrivait dans la culture de l’époque : « Si un enfant naît quand Jupiter se lève et que Vénus se couche, il sera heureux mais sa femme le quittera »,  l’eau a coulé sous les ponts depuis. L’astrologie doit vivre avec son temps, celui de la cybernétique, celui de la psychologie des profondeurs, celui de la systèmique, celui de la sémantique générale, etc…

L’astrologie du 3 ème millénaire ou tout au moins celle du XXI ème siècle mérite une nouvelle définition. Sans doute un distinguo entre prévisions et prédictions. Pour sortir de l’ornière, il faut rompre avec l’occultisme, cesser de dire la bonne  aventure, s’éloigner de la superstition et rejoindre la pensée contemporaine. Pas de honte à cela. Simple souci d’intégration.
Ainsi dépoussiérée, l’astrologie doit être présentée comme un outil conceptuel censé expliquer la relation de l’homme avec l’univers qui l’entoure. Une sorte « d’écologie du vivant » (très à la mode !) comme l’a proposé la biologiste Agnès Lacourly Bousser il y a une douzaine d’années.

Oui, la structure du ciel de naissance est à l’image de la structure de la personnalité. L’interprétation d’un thème ne permet pas de décrire le comportement d’un individu, elle permet seulement de comprendre ce qui sous tend ce comportement – ce qui est bien différent.
En paraphrasant Lacan on pourrait considérer que : « L’inconscient est structuré comme une carte du ciel ». 
Cette conception-là permet au symbolisme de retrouver sa fonction créatrice initiale. Le langage métaphorique devient l’expression de la liberté, celle qui donne du sens à tout conditionnement.
L’homme n’est plus spectateur de son destin, il y participe de manière active et personnelle.
C’est vrai, l’histoire d’un individu n’est pas désordonnée. Mais ce n’est pas une raison pour confondre la logique cyclique qui sous tend cette histoire avec la prédiction évènementielle. Cette logique  n’obéit pas à un déterminisme étroit. Elle est multifactorielle

LA QUETE DU SENS...

La langue astrologique doit être considérée comme un propos structuraliste et non comme un discours existentialiste. « La carte  n’est pas le territoire ». L’astrologie n’est pas une vérité en soi mais une sorte de systémique. Elle ne permet pas de prédire un fait ou un événement mais simplement de modèliser une structure par anticipation ce qui est tout à fait différent. Parfois même, elle se contente d’être un outil explicatif du passé, ce n’est pas un hasard si l’astrologue disserte souvent après coup pour analyser une corrélation entre un phénomène terrestre et une configuration céleste. Effectivement, la fameuse loi de synchronicité ne se lit que dans un sens : ce n’est pas parce qu’elle permet de reconstituer la génèse d’un événement qu’elle autorise à prédire. C’est là que se situe l’ambiguité du discours astrologique. Dernièrement encore l’accident mortel de Lady Dy a donné lieu à une abondante littérature astrologique. L’inscription de l’accident était –soi disant – évidente. Mais a-t-on pensé un instant aux jumeaux astrologiques de Lady Dy ?  Morts eux aussi ?   

Yves Haumont, professeur d’histoire des religions, pose les bonnes questions dans son ouvrage édité au Cedra : « L’astrologie est-elle conforme à la réalité ?  Mais qu’est ce que la réalité ? ». En bon provocateur, il va même plus loin en disant  « L’astrologie est-elle vraie ou fausse ?» ce qui lui permet de répondre : « Une langue n’est ni vraie ni fausse. Seul ce qui se dit dans une langue peut être vrai ou faux ».

PRIVILEGIER LA PERSONNE PLUTOT QUE LA TECHNIQUE

L’astrologie reste et restera  une « anthropologie de la destinée humaine »  au sens ou le disait René Le Senne à propos de caractérologie. Il n’est donc pas question ici de lui retirer ses prérogatives ou de nier son histoire. Mais la perspective de la nouvelle ère oblige à revoir « le maniement » de tous les outils :  transits, progressions, révolutions solaires, thèmes horaires, directions primaires, etc … Il faut procéder à un réajustement fonctionnel, une sorte de «lifting ». Toutes les techniques prévisionnelles ont du bon, c’est leur utilisation fataliste qui est perverse. Comment les intégrer à la pratique concrète et à la vraie relation d’aide ? 
Que peut-on dire et ne pas dire avec l’astrologie ? That is the question !
L’information contenue dans une révolution solaire ou une technique quelconque comme celle des transits autorise toutes les spéculations possibles  mais à partir du moment ou ces informations sont formulées et livrées au consultant, alors tout devient plus dangereux ou – disons - plus subtil. Exemple : un transit de Saturne passant sur un Soleil natal peut faire penser à une période de fatigue (spéculation théorique de l’astrologue ) mais dire à quelqu’un qu’il risque d’être fatigué n’est ce pas aussi induire le phénomène ?
Une astrologie saine oblige à se préoccuper de l’être-sujet sans se laisser obnubiler par l’astre-objet (aussi séduisante que soit la technique utilisée). Question d’éthique, n’est ce pas ?

La cure de rajeunissement d’Uranie doit nous inviter à remettre enfin l’homme au centre des préoccupations astrologiques en pratiquant une astrologie du sujet (place à l’écoute, à l’interactivité, à la multifactorialisation, etc  ). Ceci devient urgent et extrêmement important car, avec l’informatique, nous assistons depuis une dizaine d’années à une résurgence dangereuse des vieilles techniques. L’astrologie « prédictionnelle » a une façade séduisante (Il arrive même que « ça marche » !) Elle peut, de ce fait, sembler répondre aux angoisses des temps modernes mais ses effets pervers sont tellement redoutables qu’il faut y prendre garde.  N’ayons  pas  honte  aujourd’hui  de  pratiquer  une  « astrologie centrée sur la personne ». Rejoignons les sciences humaines et sortons de l’ornière ésotérique.

APPRENDRE A PARLER LA LANGUE METAPHORIQUE

En laissant la fonction prophétique au vestiaire de l’histoire, les astrologues pourraient enfin parler de prospective ou de « cyclologie » cela changerait du terrorisme divinatoire ou des dérives ludiques !
Pas question d’abandonner l’exploration du temps. C’est la spécificité du discours astrologique. Mais il faut revoir notre formulation, respecter le symbolisme, s’habituer à parler, judicieusement et avec réserves, de probabilités sans tomber dans les pièges du catastrophisme spectaculaire ou des pronostics à l’eau de rose. Travail d’artiste ou simple exercice de communication ? Les deux à la fois probablement.  

Si la prédiction événementielle doit exister et pourquoi pas (?), il faut qu’elle reste pour l’instant à l’ombre des « laboratoires » astrologiques (un vecteur capital de la recherche), qu’elle sorte le plus possible du champ clinique de la consultation et qu’elle cesse d’envahir la grande presse.

Tels sont, en tous cas, nos espoirs pour que l’astrologie ne soit plus considérée demain comme « un résidu de croyances archaiques ou de superstitions attardées » (dixit le sociologue Edgar Morin).

A. C. Avril 2008.